Vous avez terminé votre manuscrit.
Vous l’avez relu une fois, deux fois, peut-être dix. Vous avez corrigé des fautes, changé quelques phrases, supprimé des répétitions et traqué les coquilles qui semblaient apparaître chaque fois que vous ouvriez à nouveau votre document.
Et pourtant, une question demeure : votre livre est-il réellement prêt à être publié ?
La correction est l’une des étapes les plus importantes dans la préparation d’un livre. Elle est aussi l’une des plus difficiles à appréhender pour un auteur.
Faut-il obligatoirement faire appel à un correcteur professionnel ? Quelle différence entre une bêta-lecture, une correction et une simple relecture ? Jusqu’où un correcteur peut-il intervenir sur un texte ? Un logiciel comme Antidote peut-il suffire ? Peut-on utiliser l’intelligence artificielle ? Et comment comprendre les écarts entre les différentes prestations proposées ?
Avant toute chose, il faut comprendre qu’il n’existe pas une seule façon de corriger un manuscrit.
Selon l’état du texte, les besoins de l’auteur et le niveau d’intervention recherché, le travail peut aller de la chasse aux dernières coquilles à une correction beaucoup plus approfondie portant également sur la syntaxe, les répétitions, les lourdeurs ou la fluidité.
Dans ce guide, nous allons reprendre ces différentes possibilités afin de vous aider à déterminer ce dont votre manuscrit a réellement besoin avant sa publication.
Les réponses à vos questions
Pourquoi faire corriger son livre avant de le publier ?
Un lecteur peut être captivé par une histoire et pardonner une coquille.
Il sera beaucoup moins indulgent si les fautes se répètent au fil des pages.
Lorsqu’elles deviennent trop nombreuses, les erreurs d’orthographe, de grammaire, de conjugaison ou de ponctuation finissent par gêner la lecture. Elles peuvent détourner l’attention du texte et donner au lecteur l’impression que le livre n’a pas bénéficié du même soin qu’un ouvrage publié dans le circuit traditionnel.
Pour un auteur indépendant, la correction participe donc pleinement à la qualité professionnelle du livre.
Mais elle ne se résume pas forcément à supprimer les fautes d’orthographe.
Selon le niveau de correction choisi, elle peut également permettre de repérer :
- des erreurs de grammaire ;
- des problèmes de conjugaison ;
- des accords incorrects ;
- des erreurs de ponctuation ;
- des incohérences typographiques ;
- des maladresses syntaxiques ;
- des répétitions ;
- des lourdeurs ;
- des formulations peu naturelles ;
- certaines incohérences dans le texte.
L’objectif n’est pas de transformer la manière d’écrire de l’auteur.
Une bonne correction doit améliorer le texte sans effacer la voix de celui ou celle qui l’a écrit.
Pourquoi est-il si difficile de corriger son propre manuscrit ?
Parce que vous le connaissez beaucoup trop bien.
Après plusieurs mois ou plusieurs années passés sur un texte, votre cerveau connaît les phrases, les personnages, les événements et parfois presque la suite des mots.
Lorsque vous relisez :
Elle ouvrit la porte et entra dans la pièce.
votre cerveau sait exactement ce que vous vouliez écrire.
Il peut donc parfaitement ne pas remarquer un mot manquant, une lettre inversée ou une formulation bancale, simplement parce qu’il reconstitue inconsciemment le sens attendu.
C’est également ce qui explique cette expérience particulièrement agaçante pour les auteurs : découvrir une énorme coquille après avoir déjà relu le passage cinq fois.
Ce phénomène ne signifie évidemment pas qu’un auteur est incapable de corriger son propre texte.
Au contraire, une première correction personnelle est indispensable.
Mais plus vous connaissez votre manuscrit, plus il devient difficile de le regarder avec un œil neuf.
C’est précisément l’intérêt d’un regard extérieur.
Bêta-lecture, correction, relecture, décoquillage : quelles différences ?
Les termes sont parfois employés de manière assez libre et les prestations peuvent varier d’un professionnel à l’autre.
Il est donc essentiel de vérifier précisément ce que comprend une prestation avant de la choisir.
La bêta-lecture
La bêta-lecture intervient généralement sur le fond du manuscrit.
Le bêta-lecteur se place avant tout du point de vue du lecteur et s’intéresse notamment à l’histoire, aux personnages, au rythme, à la compréhension, à la cohérence générale ou encore aux émotions ressenties pendant la lecture.
Dans un roman, il pourra par exemple signaler qu’un personnage disparaît pendant cent pages, qu’une intrigue secondaire semble abandonnée, qu’un passage manque de rythme ou qu’un retournement de situation paraît trop prévisible.
Dans un témoignage ou un essai, son regard pourra porter davantage sur la compréhension, l’organisation du propos, les longueurs ou les passages qui mériteraient d’être développés.
La bêta-lecture répond principalement à la question : est-ce que mon livre fonctionne pour un lecteur ?
Elle n’a pas vocation à remplacer une correction linguistique complète.
La correction
La correction intervient directement sur la langue et la qualité du texte.
Selon la prestation choisie, elle peut concerner l’orthographe, la grammaire, la conjugaison, la syntaxe, la ponctuation, la typographie, mais également aller plus loin en travaillant certaines répétitions, lourdeurs ou maladresses.
C’est donc une intervention beaucoup plus technique.
La relecture
Le mot « relecture » peut désigner des prestations différentes selon les professionnels.
Dans le processus éditorial, une relecture peut notamment intervenir sur un texte déjà corrigé afin de contrôler le manuscrit, repérer ce qui aurait pu échapper aux passages précédents et vérifier sa cohérence avant publication.
Elle ne doit donc pas être automatiquement considérée comme synonyme de correction approfondie.
Le décoquillage
Le décoquillage intervient généralement très tard dans le processus.
Le texte a déjà été corrigé. Il ne s’agit plus de reprendre profondément la syntaxe ou de retravailler des phrases entières, mais de traquer les dernières coquilles et petites erreurs résiduelles.
Cette étape peut notamment être utile après la mise en page, lorsque le livre se rapproche de sa version définitive.
Ces quatre interventions n’ont donc ni le même objectif ni nécessairement le même moment dans la préparation du livre.
Tous les manuscrits n’ont pas besoin du même niveau de correction
C’est probablement l’un des points les plus importants à comprendre.
Deux professionnels peuvent proposer une prestation appelée « correction » et pourtant effectuer un travail très différent.
De la même manière, deux manuscrits de 70 000 mots peuvent demander un temps de travail totalement différent.
Un texte déjà très propre, écrit par un auteur maîtrisant parfaitement la langue, n’aura pas les mêmes besoins qu’un manuscrit comportant de nombreuses maladresses syntaxiques, des problèmes de concordance des temps et beaucoup de répétitions.
Il existe donc différents niveaux d’intervention.
Une correction essentiellement orthographique et grammaticale
Il s’agit du premier niveau de correction.
Le travail porte principalement sur :
- l’orthographe ;
- la grammaire ;
- la conjugaison ;
- les accords ;
- la ponctuation ;
- la typographie ;
- les coquilles.
L’objectif est d’obtenir un texte linguistiquement propre sans intervenir de manière importante sur le style de l’auteur.
Cette correction peut convenir à un manuscrit déjà bien travaillé et relativement maîtrisé.
Une correction plus complète
Le correcteur peut aller plus loin et s’intéresser également à :
- la syntaxe ;
- la concordance des temps ;
- certaines répétitions ;
- les formulations maladroites ;
- les incohérences dans l’utilisation des majuscules, italiques, guillemets ou tirets ;
- les variations dans l’écriture de certains noms ou termes ;
- certaines incohérences internes facilement repérables.
Le texte est alors travaillé de manière plus globale.
Une correction approfondie
Lorsque le manuscrit en a besoin, l’intervention peut encore aller plus loin.
Le correcteur peut notamment relever ou proposer des améliorations concernant :
- les lourdeurs ;
- les répétitions trop nombreuses ;
- les tournures maladroites ;
- certaines ambiguïtés ;
- les formulations peu naturelles ;
- les problèmes de fluidité ;
- certaines incohérences ;
- les contresens éventuels ;
- les ruptures de construction ;
- les problèmes de vocabulaire.
La frontière avec le travail éditorial ou la réécriture devient alors plus fine.
C’est pourquoi il est essentiel que l’auteur et le professionnel sachent jusqu’où l’intervention doit aller.
Le rôle d’un correcteur n’est pas de transformer systématiquement une phrase simplement parce qu’il l’aurait écrite autrement.
Le style appartient à l’auteur.
Correction approfondie et réécriture : où se situe la limite ?
C’est une question importante.
Prenons une phrase grammaticalement correcte, mais un peu lourde.
Un correcteur peut signaler la lourdeur et éventuellement proposer une formulation plus fluide.
Mais s’il commence à réécrire des paragraphes entiers, modifier le vocabulaire, changer le rythme de la narration et transformer profondément la manière dont l’auteur s’exprime, nous ne sommes plus tout à fait dans le même type de prestation.
La réécriture constitue un travail éditorial plus important.
Cette distinction est essentielle parce qu’un auteur ne recherche pas nécessairement la même chose selon son manuscrit.
Certains souhaitent simplement obtenir un texte irréprochable sur le plan linguistique.
D’autres ont besoin d’une intervention plus poussée sur la fluidité.
D’autres encore doivent d’abord retravailler profondément leur manuscrit avant même d’envisager une correction finale.
Corriger un texte n’a jamais pour objectif de le rendre impersonnel.
Le professionnel doit savoir intervenir suffisamment pour améliorer le manuscrit, mais aussi savoir quand ne pas intervenir.
Peut-on corriger son livre soi-même ?
Oui.
Et avant de confier son manuscrit à quelqu’un d’autre, vous devriez même commencer par le corriger vous-même.
Un correcteur professionnel n’a pas vocation à recevoir systématiquement le premier jet brut d’un auteur.
Avant toute correction finale, prenez le temps de nettoyer votre manuscrit autant que possible.
Plusieurs techniques peuvent vous aider.
Laisser reposer le manuscrit
Lorsque cela est possible, éloignez-vous du texte pendant quelque temps.
Même quelques jours peuvent déjà permettre de retrouver un peu de distance.
Changer de support
Si vous avez écrit pendant des mois sur votre ordinateur, imprimez quelques chapitres ou relisez-les sur une tablette.
Modifier la police, la taille des caractères ou la mise en page peut également aider votre cerveau à percevoir le texte différemment.
Lire à voix haute
C’est une méthode particulièrement efficace pour repérer :
- les phrases trop longues ;
- les répétitions ;
- les problèmes de rythme ;
- les formulations difficiles ;
- certaines ponctuations maladroites.
Si vous manquez de souffle avant la fin de chaque phrase, il y a peut-être quelque chose à revoir.
Faire plusieurs passages ciblés
Plutôt que d’essayer de tout repérer simultanément, vous pouvez consacrer certaines relectures à des problèmes précis.
Par exemple :
- une passe pour les répétitions ;
- une autre pour la ponctuation ;
- une autre pour les dialogues ;
- une autre pour la concordance des temps ;
- une autre pour les noms, dates et éléments de cohérence.
Repérer ses propres tics d’écriture
Nous avons tous des mots ou des constructions que nous utilisons plus souvent que nous ne le pensons.
« Soudain », « alors », « finalement », « doucement », « un peu », « en fait »…
Les vôtres seront peut-être complètement différents.
Une recherche dans le document peut parfois réserver quelques surprises.
Les logiciels de correction peuvent-ils remplacer un correcteur ?
Les logiciels de correction sont devenus de très bons outils.
Ils peuvent repérer de nombreuses erreurs, attirer l’attention sur des répétitions, signaler certaines constructions et aider l’auteur à améliorer son manuscrit.
Ils sont donc extrêmement utiles.
Mais un outil de correction et un correcteur humain ne travaillent pas exactement de la même manière.
Un logiciel analyse des règles, des structures et des probabilités.
Un humain comprend également le contexte, l’intention, le ton, les personnages, les ambiguïtés volontaires et les choix stylistiques.
Une phrase inhabituelle peut être une maladresse.
Elle peut aussi être parfaitement volontaire.
Un personnage peut employer une construction grammaticalement incorrecte parce que sa manière de parler participe précisément à sa personnalité.
Un mot répété peut être gênant.
Ou produire un effet littéraire recherché.
Le logiciel peut attirer votre attention.
La décision reste à prendre en fonction du texte.
Des outils comme Antidote, LanguageTool ou les fonctions intégrées aux traitements de texte peuvent donc constituer d’excellents alliés pour une première correction personnelle.
Mais il faut conserver un regard critique sur leurs suggestions et ne jamais accepter automatiquement toutes les modifications proposées.
Peut-on utiliser l’intelligence artificielle pour corriger son livre ?
En 2026, la question se pose forcément.
Les outils d’intelligence artificielle peuvent repérer des fautes, proposer des reformulations, analyser des phrases et aider à identifier certaines répétitions ou maladresses.
Utilisés ponctuellement, ils peuvent donc être utiles.
Mais confier l’intégralité d’un roman à une intelligence artificielle en lui demandant simplement de « tout corriger » pose plusieurs problèmes.
Elle peut modifier votre style
Une reformulation peut être grammaticalement parfaite tout en étant moins fidèle à votre voix.
À force d’accepter les propositions, le texte peut devenir plus lisse, plus uniforme et perdre certaines particularités qui faisaient justement son identité.
Elle peut se tromper
Une réponse formulée avec assurance n’est pas nécessairement correcte.
Une IA peut mal interpréter une intention, modifier le sens d’une phrase ou proposer une correction qui n’en est pas une.
Elle ne connaît pas toujours l’ensemble du livre
Un roman repose sur une multitude d’éléments : personnages, chronologie, lieux, informations révélées progressivement, vocabulaire propre à l’univers…
Analyser quelques paragraphes isolément ne permet pas nécessairement d’en saisir toute la cohérence.
Il faut réfléchir à la confidentialité
Avant de transmettre un manuscrit complet à un service en ligne, renseignez-vous sur ses conditions d’utilisation, sa politique de confidentialité et la manière dont les contenus transmis sont traités.
L’intelligence artificielle peut donc devenir un outil supplémentaire dans le travail de l’auteur, mais elle ne dispense ni de réfléchir aux corrections proposées ni de relire attentivement le résultat.
À quel moment faut-il faire corriger son manuscrit ?
Pas trop tôt.
C’est probablement la règle la plus importante.
Imaginez que vous fassiez corriger professionnellement un roman de 80 000 mots.
Puis qu’après la correction, une bêta-lecture vous conduise à supprimer trois chapitres, réécrire entièrement la fin et ajouter 15 000 mots.
Une partie du travail de correction aura été effectuée pour rien et toutes les nouvelles parties devront à nouveau être corrigées.
Dans l’idéal, les grandes étapes suivent plutôt cette logique :
écriture → relecture personnelle → bêta-lecture ou travail éditorial si nécessaire → réécriture → correction → mise en page → contrôle final.
Évidemment, tous les projets ne suivent pas exactement le même parcours.
Mais l’idée essentielle reste la même :
la correction finale intervient lorsque le fond du manuscrit est suffisamment stabilisé.
Vous pouvez encore modifier quelques phrases ensuite.
Vous éviterez simplement de restructurer la moitié du livre après avoir payé pour sa correction.
Comment se déroule une correction professionnelle ?
Les méthodes peuvent varier selon les professionnels, mais plusieurs grandes étapes reviennent régulièrement.
L’évaluation du manuscrit et du besoin
Avant toute chose, il faut déterminer :
- la longueur du texte ;
- son état ;
- le niveau de correction nécessaire ;
- les attentes de l’auteur ;
- le délai envisagé.
Le nombre de mots constitue notamment une donnée importante puisqu’il permet d’évaluer le volume réel du manuscrit.
Le devis
Une fois le besoin identifié, le professionnel peut établir une proposition correspondant au travail à effectuer.
Le devis doit permettre à l’auteur de comprendre ce qui est compris dans la prestation.
La correction
Le manuscrit est ensuite travaillé dans son intégralité selon le niveau d’intervention prévu.
Selon les méthodes utilisées, les corrections peuvent être directement intégrées ou apparaître grâce au suivi des modifications et aux commentaires du logiciel de traitement de texte.
Le retour à l’auteur
L’auteur récupère ensuite son manuscrit corrigé.
Lorsqu’un suivi des modifications est utilisé, il peut visualiser les interventions et conserver la maîtrise de son texte.
Une correction n’est pas une confiscation du manuscrit.
L’auteur reste toujours libre d’accepter ou de refuser une proposition lorsque celle-ci relève d’un choix stylistique.
Une nouvelle passe lorsque la prestation le prévoit
Certaines prestations comprennent plusieurs passages sur le texte.
Cette information mérite d’être vérifiée dès le départ, car elle influence naturellement l’ampleur du travail réalisé.
Comment est calculé le prix de la correction d’un livre ?
Il est impossible de donner un tarif universel pour la correction d’un manuscrit.
Et c’est assez logique.
Corriger une nouvelle de 15 000 mots et un roman de 130 000 mots ne représente évidemment pas la même charge de travail.
Mais la longueur du texte n’est pas le seul élément.
Le tarif peut notamment dépendre :
- du nombre de mots ;
- de l’état initial du manuscrit ;
- du niveau de correction demandé ;
- de la complexité du texte ;
- du nombre de passages prévus ;
- du délai de réalisation.
Pourquoi le nombre de mots est-il important ?
Parce que le nombre de pages peut être trompeur.
Une page écrite en corps 14 avec un double interligne ne contient évidemment pas autant de texte qu’une page très dense en corps 10.
Le nombre de mots permet donc de mesurer plus précisément le volume réel du manuscrit.
C’est pour cette raison que certains correcteurs établissent leur devis à partir du nombre exact de mots du document.
D’autres professionnels peuvent utiliser le nombre de signes, le feuillet, le temps estimé ou établir un forfait global.
Il n’existe pas une seule méthode.
Pourquoi deux manuscrits de même longueur peuvent-ils coûter différemment ?
Parce que 80 000 mots ne représentent pas toujours 80 000 mots de travail identique.
Un manuscrit très propre nécessitant essentiellement un contrôle orthographique et typographique pourra être traité plus rapidement qu’un texte de même longueur comportant de nombreux problèmes de syntaxe, de conjugaison, de répétitions et de fluidité.
De la même manière, une correction approfondie demande davantage de temps qu’un simple décoquillage.
C’est pourquoi comparer deux devis uniquement à partir de leur montant peut être trompeur.
Avant de regarder le prix, regardez ce qui sera réellement fait sur votre texte.
Comment choisir le bon niveau de correction pour son livre ?
Commencez par regarder votre manuscrit avec le plus d’objectivité possible.
Votre texte est déjà très propre
Vous maîtrisez bien la langue, votre manuscrit a été beaucoup retravaillé et vous recherchez surtout un regard professionnel pour éliminer les dernières erreurs.
Une correction essentiellement orthographique, grammaticale et typographique peut être suffisante.
Votre texte comporte également des maladresses
Vous savez que certaines phrases sont lourdes, que vous avez tendance à beaucoup vous répéter ou que votre syntaxe manque parfois de fluidité.
Une correction plus approfondie sera probablement plus pertinente.
Vous avez surtout des doutes sur l’histoire ou la structure
Si vos questions sont plutôt :
« Mon personnage est-il crédible ? »
« Mon début est-il trop lent ? »
« Est-ce que la fin fonctionne ? »
« Mon témoignage est-il compréhensible ? »
alors votre besoin se situe probablement avant la correction linguistique.
Une bêta-lecture ou un accompagnement éditorial sera plus adapté dans un premier temps.
Votre texte a déjà été corrigé et mis en page
Si vous cherchez simplement à repérer les toutes dernières coquilles avant publication, un décoquillage ou un contrôle final peut suffire.
Le plus important est donc de ne pas choisir une prestation uniquement parce qu’elle porte le mot « correction ».
Choisissez-la en fonction de l’état réel de votre manuscrit.
Comment choisir un correcteur professionnel ?
Le premier critère n’est pas nécessairement le prix.
Commencez par regarder précisément ce que comprend la prestation.
Le professionnel indique-t-il clairement les éléments sur lesquels il intervient ?
Orthographe ? Grammaire ? Typographie ? Syntaxe ? Répétitions ? Fluidité ? Cohérence ?
Combien de passages sont prévus ?
Comment les corrections seront-elles transmises ?
Jusqu’où intervient-il sur le style ?
Ces informations permettent de comparer des prestations réellement comparables.
Attention aux intitulés
Une « correction complète », une « correction approfondie » ou une « relecture approfondie » ne correspondent pas nécessairement à une définition universelle.
Chaque professionnel peut organiser ses services différemment.
Lisez donc le contenu de la prestation, pas seulement son nom.
Le correcteur doit-il réécrire votre livre ?
Non ! Sauf si c’est précisément la prestation que vous recherchez.
Un bon correcteur doit respecter la voix de l’auteur et savoir distinguer une erreur d’un choix stylistique.
Son rôle n’est pas de transformer toutes vos phrases pour les écrire à sa manière.
Combien de corrections faut-il avant de publier ?
Il serait tentant de répondre : une bonne correction et c’est terminé.
Dans la réalité, le processus est souvent un peu plus subtil.
Même après une correction professionnelle très sérieuse, une coquille peut subsister.
Un texte de 80 000 mots représente plusieurs centaines de milliers de caractères. Prétendre garantir mathématiquement qu’aucune erreur ne pourra jamais échapper à plusieurs lectures serait peu réaliste.
C’est également pour cette raison que le travail éditorial fonctionne souvent en plusieurs étapes.
Il peut y avoir :
- une première correction ;
- une nouvelle passe ;
- la validation par l’auteur ;
- la mise en page ;
- puis un dernier contrôle de la version destinée à être publiée.
La mise en page elle-même peut parfois créer ou révéler de nouveaux problèmes : saut de ligne étrange, mot coupé, titre mal placé, espace indésirable, pagination incorrecte…
Le fichier corrigé n’est donc pas nécessairement le dernier fichier que vous devrez regarder avant publication.
Les erreurs à éviter lorsque l’on fait corriger son livre
Envoyer son premier jet directement en correction
Si vous savez déjà que vous allez réécrire des chapitres entiers, attendez.
Faire corriger avant la bêta-lecture
Si les retours conduisent ensuite à une réécriture importante, une partie du travail devra être recommencée.
Confondre correction et bêta-lecture
Un texte sans fautes peut avoir des problèmes de rythme ou de cohérence.
Un excellent roman peut contenir des fautes.
Ce sont deux problématiques différentes.
Accepter automatiquement toutes les modifications
Une correction orthographique indiscutable doit évidemment être prise en compte.
Une proposition stylistique reste une proposition.
Votre texte doit continuer à vous ressembler.
Croire qu’un logiciel ou une IA peut décider à votre place
Utilisez les outils.
Mais gardez votre esprit critique.
Choisir uniquement en fonction du prix
Deux prestations portant le même nom peuvent comprendre des niveaux d’intervention très différents.
Réécrire massivement après la correction
Chaque nouveau passage ajouté après la correction crée potentiellement de nouvelles erreurs.
Ne plus regarder le texte après la mise en page
Votre manuscrit corrigé était propre.
Très bien.
Vérifiez quand même le livre dans sa version finale.
faire corriger son livre avant publication
Non.
Un auteur indépendant reste libre d’organiser la préparation de son livre comme il le souhaite.
Faire appel à un professionnel peut cependant apporter un regard extérieur et un niveau de contrôle difficile à obtenir lorsque l’on travaille seul depuis longtemps sur son propre texte.
La bêta-lecture s’intéresse principalement au fond et à l’expérience du lecteur : histoire, personnages, rythme, cohérence, compréhension…
La correction travaille avant tout sur le texte lui-même : orthographe, grammaire, conjugaison, syntaxe, ponctuation, typographie et, selon le niveau choisi, certaines maladresses ou répétitions.
Lorsque les grandes réécritures sont terminées et que le fond du texte est suffisamment stabilisé.
La correction intervient généralement avant la mise en page définitive.
Il n’existe pas de tarif unique.
Le prix dépend notamment du volume du manuscrit, souvent évalué à partir du nombre de mots ou de signes, de son état, du niveau de correction demandé, du nombre de passages et parfois du délai.
Parce qu’il permet d’évaluer plus précisément le volume de texte à traiter que le simple nombre de pages.
Deux documents de 200 pages peuvent contenir des quantités de texte très différentes selon leur mise en forme.
Ces outils peuvent être très utiles pour repérer de nombreuses erreurs et accompagner les relectures personnelles.
Ils ne dispensent cependant pas l’auteur de vérifier les suggestions et de tenir compte du contexte et de ses choix stylistiques.
Une intelligence artificielle peut aider ponctuellement à repérer ou analyser certaines erreurs et proposer des reformulations.
Elle peut également modifier involontairement le style, mal interpréter une intention ou proposer une correction discutable.
Son utilisation demande donc une relecture attentive et une vraie vigilance sur les modifications apportées au texte.
La correction principale intervient idéalement avant la mise en page.
Un dernier contrôle après la mise en page reste cependant fortement recommandé afin de repérer les dernières coquilles et les éventuels problèmes apparus lors de la composition du livre.
Une correction approfondie peut comporter des propositions destinées à améliorer la fluidité ou certaines formulations.
Mais le correcteur doit respecter la voix de l’auteur.
Corriger un manuscrit ne signifie pas le réécrire à la place de celui qui l’a écrit.
Faire corriger son livre, c’est aussi respecter son écriture
Faire corriger son manuscrit peut parfois être une étape un peu déstabilisante.
Après avoir passé des mois à choisir chaque mot, il faut accepter qu’une autre personne entre dans le texte, souligne certaines erreurs et questionne parfois certaines formulations.
Mais une bonne correction ne doit jamais donner à l’auteur l’impression qu’on lui retire son livre.
Elle doit faire exactement l’inverse.
Elle permet de débarrasser le texte de ce qui pourrait gêner la lecture afin que le lecteur puisse se concentrer sur ce qui compte réellement : l’histoire, les idées et la voix de l’auteur.
Tous les manuscrits n’ont pas besoin du même niveau d’intervention. Certains nécessitent principalement une correction linguistique. D’autres ont besoin d’un travail plus approfondi. D’autres encore doivent d’abord passer par une bêta-lecture ou une nouvelle phase de réécriture.
L’important est donc de commencer par identifier le véritable besoin du texte.
Parce qu’au bout du compte, le meilleur correcteur n’est pas celui qui réécrit votre livre. C’est celui qui vous aide à présenter la meilleure version possible du vôtre.
Vous souhaitez faire corriger votre manuscrit ?
Fanny Cairon et son équipe accompagnent les auteurs dans la préparation de leur livre et proposent différents niveaux de correction selon l’état du manuscrit et le travail nécessaire.