Publier son livre est une étape immense.
Mais une fois le bouton « Publier » activé, une autre question apparaît très vite :
comment faire connaître son livre ?
C’est probablement l’une des plus grandes difficultés de l’autoédition.
Vous pouvez avoir écrit un excellent roman, travaillé avec un correcteur, investi dans une belle couverture et préparé soigneusement votre publication : si personne ne sait que votre livre existe, il sera difficile pour lui de trouver ses lecteurs.
Et c’est là qu’une idée reçue doit être abandonnée immédiatement :
publier un livre ne suffit pas à le rendre visible.
Être disponible sur Amazon, dans une librairie en ligne ou même être commandable en librairie signifie que votre livre peut être acheté.
Cela ne signifie pas que les lecteurs vont spontanément le découvrir.
Faire connaître un livre demande donc un véritable travail de communication.
Mais cela ne signifie pas qu’il faut être partout, publier trois fois par jour sur les réseaux sociaux ou disposer de milliers d’euros de budget publicitaire.
Une bonne stratégie commence beaucoup plus simplement :
comprendre à quels lecteurs votre livre s’adresse et déterminer où vous pouvez les rencontrer.
Les réponses à vos questions
Commencez par oublier « tout le monde »
À la question :
« À qui s’adresse votre livre ? »
la réponse la plus tentante est souvent :
« À tout le monde. »
C’est rarement vrai.
Même un roman susceptible de plaire à un public très large possède un lectorat plus naturel que les autres.
Une romance contemporaine, un thriller psychologique, un témoignage, un album jeunesse et un essai sur l’entrepreneuriat ne se font pas connaître de la même manière.
Avant de réfléchir à Instagram, à la presse ou à la publicité, essayez donc de définir votre lecteur idéal.
Demandez-vous :
- quel âge a-t-il approximativement ?
- quels genres lit-il ?
- quels auteurs apprécie-t-il ?
- quels thèmes l’intéressent ?
- où découvre-t-il de nouveaux livres ?
- suit-il des créateurs de contenu littéraire ?
- fréquente-t-il des salons ?
- achète-t-il principalement en librairie ou en ligne ?
- appartient-il à des communautés liées au sujet de votre livre ?
Vous ne cherchez pas à enfermer votre lectorat dans une case.
Vous cherchez simplement à savoir où concentrer vos efforts.
Communiquer auprès de 1 000 personnes susceptibles d’aimer votre livre est généralement plus pertinent que parler à 100 000 personnes qui n’ont aucune raison particulière de s’y intéresser.
La communication d’un livre commence avant sa sortie
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à terminer le livre, le publier… puis se demander comment le faire connaître.
À ce moment-là, vous partez de zéro.
Lorsque cela est possible, commencez à préparer votre communication plusieurs semaines avant la publication.
Vous pouvez progressivement :
- présenter votre univers ;
- parler de votre projet ;
- dévoiler la couverture ;
- partager les coulisses ;
- annoncer la date de sortie ;
- présenter certains thèmes ;
- préparer vos contenus ;
- contacter des créateurs de contenu ;
- organiser vos éventuels services presse ;
- préparer votre page de vente ;
- anticiper un événement de lancement.
L’objectif n’est pas de parler de votre livre pendant six mois avant sa sortie.
Il s’agit simplement d’éviter qu’il apparaisse soudainement un mardi matin accompagné d’un unique message :
« Mon livre est disponible ! »
Une sortie se prépare.
Votre couverture est déjà un outil de communication
Avant même de lire votre résumé, le lecteur voit votre couverture.
Sur une librairie en ligne, elle apparaît souvent en miniature au milieu de dizaines d’autres.
Sur Instagram ou TikTok, elle peut être aperçue pendant quelques secondes.
Sur une table de librairie ou dans un salon, elle doit attirer le regard.
Votre couverture doit donc remplir deux fonctions :
donner envie de regarder le livre
et
permettre de comprendre à quel univers il appartient.
Une couverture professionnelle ne garantit évidemment aucune vente.
Mais une couverture qui paraît amateur ou qui ne correspond pas aux codes du genre peut constituer un frein important.
La communication ne peut pas toujours compenser un positionnement visuel mal construit.
Avant d’investir dans la publicité, commencez donc par vous demander :
est-ce que mon livre donne envie lorsqu’on le découvre ?
Travaillez votre présentation avant d’envoyer du trafic vers votre livre
Imaginez que vous investissiez dans une publicité.
Cent personnes cliquent.
Elles arrivent sur une page présentant :
- une couverture peu lisible ;
- un résumé confus ;
- très peu d’informations ;
- aucune présentation de l’auteur ;
- une page visuellement pauvre.
Vous avez réussi à obtenir de la visibilité.
Mais vous n’avez pas nécessairement créé des ventes.
C’est pourquoi il faut distinguer deux choses :
attirer des personnes vers le livre
et
leur donner envie de l’acheter une fois qu’elles l’ont découvert.
Avant de chercher davantage de visibilité, travaillez donc votre présentation :
- couverture ;
- titre ;
- quatrième de couverture ;
- description en ligne ;
- page auteur ;
- visuels ;
- informations sur le livre ;
- éventuels avis déjà obtenus.
La meilleure publicité ne répare pas une présentation qui ne donne pas envie.
Optimisez votre page Amazon
Si votre livre est vendu sur Amazon, sa page produit constitue souvent l’un des endroits où le lecteur prendra sa décision.
Elle mérite donc davantage qu’un simple copier-coller effectué au moment de la publication.
Travaillez notamment :
- la couverture ;
- la description ;
- les informations du livre ;
- les différents formats ;
- votre page auteur ;
- les éventuels contenus visuels supplémentaires.
Amazon permet actuellement aux auteurs d’utiliser Author Central afin de créer une page auteur regroupant leurs ouvrages et différentes informations les concernant.
KDP propose également le contenu A+, qui permet d’enrichir certaines pages produit avec des images, du texte et des tableaux de comparaison.
Ces éléments ne garantissent évidemment aucune vente.
Mais ils peuvent rendre la présentation du livre beaucoup plus complète et professionnelle.
Les réseaux sociaux sont-ils indispensables pour faire connaître son livre ?
Non.
C’est important de le dire.
Il est parfaitement possible de développer la visibilité d’un livre sans devenir créateur de contenu à plein temps.
Les réseaux sociaux peuvent néanmoins constituer un outil intéressant pour :
- construire progressivement une communauté ;
- partager son univers ;
- présenter ses livres ;
- créer une relation avec ses lecteurs ;
- rencontrer d’autres auteurs ;
- entrer en contact avec des créateurs de contenu ;
- accompagner une sortie.
Instagram, TikTok, Facebook, YouTube, LinkedIn…
Le bon réseau dépend essentiellement de votre livre et de votre lectorat.
Un auteur de romance n’aura pas nécessairement intérêt à investir les mêmes plateformes qu’un auteur d’un ouvrage destiné aux chefs d’entreprise.
Ne choisissez donc pas un réseau parce que « tous les auteurs doivent y être ».
Choisissez-le parce que vos lecteurs potentiels peuvent réellement s’y trouver et que son fonctionnement vous convient.
Mieux vaut un réseau bien utilisé que cinq comptes abandonnés
Créer un compte Instagram, TikTok, Facebook, Threads, YouTube et LinkedIn le même jour semble ambitieux.
Trois semaines plus tard, cela peut surtout devenir épuisant.
La régularité est généralement plus utile que la dispersion.
Si vous aimez Instagram, travaillez Instagram.
Si votre sujet se prête particulièrement bien à LinkedIn, concentrez-vous sur LinkedIn.
Si vous adorez la vidéo et que votre lectorat utilise TikTok, explorez TikTok.
Vous pourrez toujours développer d’autres canaux plus tard.
Une présence cohérente sur un réseau vaut souvent mieux qu’une présence fantôme sur cinq.
Que publier sur les réseaux sociaux quand on est auteur ?
Une autre erreur fréquente consiste à utiliser ses réseaux uniquement comme un catalogue publicitaire.
« Achetez mon livre. »
« Mon livre est disponible. »
« N’oubliez pas mon livre. »
« Voici encore mon livre. »
Même les lecteurs les plus enthousiastes finissent par se lasser.
Votre communication peut être beaucoup plus large.
Vous pouvez parler :
- de vos thèmes ;
- de votre univers ;
- de vos inspirations ;
- de votre processus d’écriture ;
- de vos personnages ;
- de lectures proches de votre univers ;
- des coulisses de publication ;
- de documentation ;
- d’anecdotes ;
- de votre quotidien d’auteur ;
- des questions auxquelles votre livre répond ;
- des réactions de lecteurs ;
- de vos événements.
Votre livre reste au centre de votre univers.
Mais chaque publication n’a pas besoin d’être une publicité pour votre livre.
L’influence littéraire peut-elle aider à faire connaître un livre ?
Oui, lorsqu’elle est abordée intelligemment.
Bookstagram, BookTok, blogs littéraires, chaînes YouTube, podcasts…
De nombreux lecteurs découvrent aujourd’hui leurs prochaines lectures grâce à des créateurs de contenu.
Pour un auteur indépendant, obtenir une chronique ou une présentation peut permettre de toucher un public déjà intéressé par les livres.
Mais envoyer cinquante messages identiques à cinquante comptes n’est pas une stratégie d’influence.
Commencez par sélectionner des personnes qui lisent réellement votre genre.
Regardez :
- leurs lectures habituelles ;
- leurs chroniques ;
- leur ligne éditoriale ;
- leur communauté ;
- leur manière de travailler ;
- leurs modalités de contact.
Personnalisez ensuite votre approche.
Expliquez simplement pourquoi vous pensez que votre livre pourrait correspondre à leurs goûts.
Et acceptez une réalité essentielle :
envoyer un livre ne garantit ni une chronique, ni une chronique positive.
La personne reste libre de son avis.
Nous consacrerons un guide complet à l’influence littéraire et à la manière de contacter les créateurs de contenu.
Faut-il viser uniquement les gros influenceurs ?
Non.
Le nombre d’abonnés est une donnée très visible.
Ce n’est pas nécessairement la plus importante.
Un compte suivi par 3 000 passionnés de thrillers peut être beaucoup plus intéressant pour un auteur de thriller qu’un compte généraliste réunissant 100 000 personnes.
Regardez également :
- l’engagement ;
- la qualité des échanges ;
- la spécialisation ;
- la confiance de la communauté ;
- la fréquence des contenus littéraires ;
- la cohérence avec votre livre.
La pertinence d’une audience compte souvent davantage que sa taille brute.
Les avis lecteurs jouent un rôle important
Avant d’acheter un livre d’un auteur qu’il ne connaît pas, un lecteur peut naturellement regarder ce qu’en ont pensé d’autres personnes.
Les premiers avis peuvent donc contribuer à rassurer.
Vous pouvez inviter vos lecteurs à laisser un avis sincère après leur lecture.
En revanche, évitez :
- d’acheter de faux avis ;
- de demander uniquement des avis positifs ;
- de dicter ce que la personne doit écrire ;
- de harceler un lecteur qui n’a rien publié ;
- de confondre service presse et obligation de dire du bien du livre.
Un avis utile est un avis authentique.
Vous ne contrôlez pas ce que les lecteurs pensent de votre ouvrage.
Et c’est précisément ce qui donne de la valeur à leurs retours.
Le service presse : envoyer son livre pour obtenir de la visibilité
Le service presse consiste à envoyer gratuitement un exemplaire de son livre à une personne ou une structure susceptible d’en parler.
Cela peut concerner :
- des journalistes ;
- des médias ;
- des blogueurs ;
- des créateurs de contenu ;
- des chroniqueurs ;
- certains professionnels du livre.
Mais un service presse n’est pas un cadeau envoyé au hasard.
Chaque exemplaire possède un coût.
Avant de constituer une liste de cinquante destinataires, demandez-vous pour chacun :
pourquoi cette personne pourrait-elle être intéressée par ce livre ?
Une sélection de dix contacts extrêmement pertinents peut être beaucoup plus utile qu’un envoi massif à cent personnes.
Presse locale : une piste souvent sous-estimée
Un premier roman d’un auteur inconnu intéressera difficilement un grand média national simplement parce qu’il vient de sortir.
En revanche, il peut exister un angle local.
Vous vivez dans la région.
Votre roman s’y déroule.
Votre parcours possède une particularité.
Vous participez à un événement local.
Votre livre traite d’un sujet directement lié au territoire.
La presse locale, les radios, les médias régionaux et certains médias spécialisés peuvent alors devenir des interlocuteurs pertinents.
Là encore, ne présentez pas simplement :
« J’ai publié un livre. »
Cherchez l’histoire qui pourrait intéresser leur public.
Les salons du livre sont-ils utiles ?
Ils peuvent l’être, mais pas uniquement pour vendre des exemplaires.
Un salon permet également :
- de rencontrer des lecteurs ;
- d’échanger avec d’autres auteurs ;
- de créer des contacts ;
- de faire découvrir physiquement son livre ;
- de récolter des retours ;
- de développer progressivement son réseau.
Tous les salons ne correspondent cependant pas à tous les livres.
Regardez :
- le public attendu ;
- le thème ;
- la fréquentation ;
- le coût du stand ;
- la distance ;
- les frais de déplacement ;
- les conditions de participation.
Faire 600 kilomètres, payer un hôtel et vendre quatre livres n’est pas nécessairement une opération rentable.
Mais certains événements peuvent avoir une valeur relationnelle ou professionnelle qui dépasse les ventes réalisées sur place.
Les librairies peuvent-elles accueillir un auteur autoédité ?
Oui, certaines le font.
Mais il faut comprendre leurs contraintes.
Un libraire reçoit de très nombreuses sollicitations et dispose d’un espace limité.
Lorsque vous le contactez, soyez professionnel.
Présentez clairement :
- le livre ;
- son genre ;
- son prix ;
- son ISBN ;
- ses conditions commerciales ;
- sa disponibilité ;
- votre éventuel lien local ;
- la proposition concrète : dépôt, commande, dédicace…
Évitez de vous présenter en expliquant que les maisons d’édition ont refusé votre manuscrit et que vous espérez que le libraire vous donnera une chance.
Présentez un livre publié professionnellement.
Votre statut d’auteur indépendant n’a pas à être une excuse.
Organiser une séance de dédicace
Une dédicace peut être organisée dans :
- une librairie ;
- une médiathèque ;
- un salon ;
- un commerce ;
- un lieu lié au thème du livre ;
- certains événements locaux.
Mais une table, une pile de livres et un stylo ne suffisent pas nécessairement à attirer des lecteurs.
Préparez l’événement.
Annoncez-le.
Créez des visuels.
Invitez votre communauté locale.
Voyez avec le lieu s’il communiquera également.
Et lorsque cela est possible, imaginez un événement un peu plus riche :
- rencontre ;
- discussion ;
- lecture ;
- atelier ;
- échange thématique.
Donner une raison de venir est souvent plus efficace que simplement annoncer une signature.
Faut-il créer un site d’auteur ?
Pas obligatoirement dès le premier jour.
Mais un site peut devenir un excellent point central lorsque votre activité d’auteur se développe.
Contrairement à un réseau social, il vous appartient.
Vous pouvez y regrouper :
- votre biographie ;
- vos livres ;
- les liens d’achat ;
- vos actualités ;
- vos événements ;
- des articles ;
- des ressources ;
- vos contacts ;
- éventuellement une newsletter.
Un site est particulièrement pertinent si vous publiez plusieurs ouvrages ou souhaitez construire votre présence d’auteur sur la durée.
Il ne génère cependant pas automatiquement du trafic.
Créer un site et attirer des visiteurs sur ce site sont deux choses différentes.
Une newsletter peut-elle être utile ?
Oui, notamment parce qu’elle permet de conserver un lien direct avec les lecteurs qui ont volontairement choisi de vous suivre.
Vous pouvez l’utiliser pour annoncer :
- un nouveau livre ;
- une couverture ;
- une précommande ;
- un événement ;
- une promotion ;
- des coulisses ;
- des nouvelles liées à votre univers.
Mais une newsletter n’a d’intérêt que si vous avez quelque chose à y raconter.
Inutile de vous imposer un message hebdomadaire si vous n’en avez ni l’envie ni le contenu.
Quelques communications réellement intéressantes dans l’année peuvent être préférables à une newsletter fréquente envoyée par obligation.
Et naturellement, la collecte et l’utilisation d’adresses électroniques doivent respecter les règles applicables en matière de données personnelles et de consentement.
Faut-il faire de la publicité pour son livre ?
La publicité peut être un outil intéressant.
Elle n’est pas obligatoire.
Et surtout, elle n’est pas magique.
Vous pouvez notamment utiliser :
- Amazon Ads ;
- Meta Ads sur Facebook et Instagram ;
- d’autres régies selon votre lectorat et votre stratégie.
Amazon propose actuellement ses propres solutions publicitaires permettant notamment à certains livres éligibles d’apparaître dans les résultats de recherche et sur des pages produit.
L’intérêt est évident : vous pouvez toucher des personnes qui se trouvent déjà dans un environnement d’achat de livres.
Mais une campagne publicitaire ne devient rentable que si plusieurs éléments fonctionnent ensemble :
- le ciblage ;
- le visuel ;
- le message ;
- la page produit ;
- le prix ;
- la couverture ;
- la description ;
- le taux de transformation ;
- votre marge.
Envoyer davantage de personnes vers une page qui ne convainc pas revient simplement à payer pour montrer plus souvent une page qui ne convainc pas.
Commencez petit avec la publicité
Lorsque vous débutez, évitez de lancer immédiatement un budget important.
Une campagne sert aussi à apprendre.
Testez.
Observez :
- les impressions ;
- les clics ;
- le coût ;
- les ventes attribuées lorsque la plateforme permet de les mesurer ;
- les créations qui fonctionnent ;
- les audiences qui réagissent.
Puis ajustez.
Ne jugez pas une publicité uniquement au nombre de likes qu’elle obtient.
L’objectif n’est pas nécessairement de produire une jolie publication.
L’objectif est d’obtenir un résultat correspondant à votre stratégie.
Une vidéo peut-elle aider à promouvoir un livre ?
Oui, si elle possède une véritable fonction.
Book trailer, vidéo courte, animation de couverture, présentation de l’auteur, lecture d’un extrait, contenu vertical pour les réseaux sociaux…
La vidéo permet notamment de transmettre rapidement :
- une ambiance ;
- un univers ;
- une émotion ;
- une intrigue ;
- un positionnement.
Elle peut être utilisée :
- sur les réseaux sociaux ;
- dans des campagnes publicitaires ;
- sur un site ;
- dans certains contenus de présentation ;
- sur YouTube ;
- lors d’événements.
Mais comme n’importe quel support, elle doit être pensée pour le public et le canal sur lequel elle sera diffusée.
Une vidéo très esthétique que personne ne voit ne constitue pas à elle seule une stratégie de communication.
Le bouche-à-oreille reste extrêmement puissant
C’est probablement le canal le moins contrôlable.
Et l’un des plus précieux.
Un lecteur aime votre livre.
Il en parle à une amie.
Elle le lit.
Elle le recommande dans son club de lecture.
Quelqu’un publie une photo.
Un autre lecteur le découvre.
Ce phénomène ne se décrète pas.
Mais vous pouvez créer les conditions qui le favorisent :
- proposer un livre soigné ;
- faciliter sa découverte ;
- entretenir une relation respectueuse avec vos lecteurs ;
- leur donner envie de parler de leur lecture ;
- rester présent suffisamment longtemps.
La communication permet de provoquer les premières rencontres.
Le livre doit ensuite faire une partie du travail.
Ne concentrez pas toute votre communication sur le jour de sortie
Le lancement est important.
Mais la vie commerciale d’un livre ne dure pas trois jours.
Une erreur classique consiste à :
- publier énormément pendant deux semaines ;
- organiser un lancement ;
- obtenir quelques chroniques ;
- puis ne plus jamais parler du livre.
Trois mois plus tard, il semble avoir disparu.
Pourtant, un lecteur peut découvrir votre roman six mois, un an ou trois ans après sa publication.
Continuez donc à lui offrir des occasions d’être découvert.
Vous pouvez régulièrement revenir sur :
- un thème ;
- une citation ;
- un avis ;
- une anecdote ;
- une actualité liée au livre ;
- un événement ;
- un anniversaire de publication ;
- une nouvelle édition ;
- une vidéo.
Un livre n’est pas une actualité périssable.
Si vous publiez plusieurs livres, pensez à votre stratégie d’auteur
Avec un premier livre, toute la communication se concentre naturellement sur cet ouvrage.
À partir du deuxième ou du troisième, quelque chose change.
Vous ne faites plus seulement connaître un livre.
Vous construisez progressivement un univers d’auteur.
Un lecteur qui découvre votre troisième roman peut ensuite acheter le premier.
Un lecteur satisfait peut attendre le suivant.
Une série peut permettre à chaque nouveau tome de redonner de la visibilité aux précédents.
À long terme, votre actif le plus précieux n’est donc pas nécessairement une publication qui a très bien fonctionné.
C’est un lectorat qui sait qui vous êtes et qui a envie de vous retrouver.
Mesurez ce qui fonctionne réellement
Vous ne pouvez pas tout attribuer précisément.
Un lecteur peut voir votre livre sur Instagram, le revoir trois semaines plus tard sur Amazon puis l’acheter après la recommandation d’une amie.
Mais vous pouvez tout de même observer certaines tendances.
Notez :
- les ventes ;
- les périodes de communication ;
- les publicités ;
- les chroniques publiées ;
- les événements ;
- les promotions ;
- les contenus ayant généré beaucoup d’intérêt ;
- les sources de trafic lorsqu’elles sont disponibles.
Vous découvrirez progressivement ce qui fonctionne pour vos livres et votre lectorat.
Car une stratégie excellente pour un auteur peut être médiocre pour un autre.
Combien faut-il dépenser pour faire connaître son livre ?
Il n’existe pas de budget obligatoire.
Vous pouvez développer une partie de votre communication avec très peu d’argent grâce :
- aux réseaux sociaux ;
- au contact direct ;
- aux médias locaux ;
- aux partenariats ;
- aux événements ;
- au bouche-à-oreille.
Vous pouvez également investir dans :
- des créations graphiques ;
- une vidéo ;
- des exemplaires presse ;
- des envois ;
- de la publicité ;
- un site ;
- des prestations de communication.
Le budget doit rester proportionné à votre projet et à vos moyens.
Surtout, ne dépensez pas plusieurs milliers d’euros simplement parce qu’une personne vous affirme qu’un gros budget permettra forcément de vendre beaucoup de livres.
Aucune communication sérieuse ne peut garantir le succès commercial d’un ouvrage.
Attention aux promesses trop belles
Le marché des auteurs indépendants attire malheureusement aussi des offres fondées sur leurs espoirs.
Soyez prudent lorsqu’on vous promet :
- des centaines de ventes garanties ;
- un statut de best-seller ;
- une présence assurée dans les médias ;
- des milliers de lecteurs ;
- une viralité certaine ;
- une publication qui « va forcément exploser ».
La communication peut augmenter la visibilité d’un livre.
Elle peut améliorer sa présentation.
Elle peut créer des opportunités.
Elle peut aider à rencontrer des lecteurs.
Elle ne peut pas obliger quelqu’un à acheter ou à aimer un livre.
Un professionnel sérieux doit pouvoir vous expliquer ce qu’il va faire.
Pas vous promettre ce qu’il ne contrôle pas.
Les erreurs les plus fréquentes pour faire connaître son livre
Certaines erreurs reviennent régulièrement :
- commencer à communiquer uniquement après la sortie ;
- vouloir parler à tout le monde ;
- être présent sur tous les réseaux ;
- ne publier que des messages promotionnels ;
- contacter des influenceurs qui ne lisent pas son genre ;
- envoyer des demandes impersonnelles en masse ;
- confondre nombre d’abonnés et pertinence ;
- négliger sa couverture et sa page de vente ;
- acheter de faux avis ;
- investir dans la publicité sans suivre les résultats ;
- croire qu’être disponible sur Amazon suffit ;
- abandonner toute communication quelques semaines après la sortie ;
- dépenser un budget disproportionné dans l’espoir de « créer » un succès ;
- essayer de reproduire exactement la stratégie d’un autre auteur.
La bonne stratégie n’est pas celle qui utilise le plus d’outils.
C’est celle qui utilise les bons outils pour le bon livre.
Une stratégie simple pour commencer
Si tout cela vous semble énorme, simplifiez.
Vous pouvez commencer avec cinq étapes.
1. Définissez votre lecteur
À qui s’adresse réellement votre livre ?
2. Soignez votre présentation
Couverture, quatrième, description, page de vente.
3. Choisissez un ou deux canaux principaux
Un réseau social, l’influence littéraire, les événements, la presse locale…
Choisissez selon votre livre et votre personnalité.
4. Préparez votre lancement
Ne commencez pas à réfléchir à votre communication le lendemain de la publication.
5. Continuez après la sortie
Analysez, ajustez et continuez à créer des occasions de découvrir le livre.
Vous pourrez ensuite ajouter progressivement d’autres leviers.
Faire connaître un livre demande du temps
C’est peut-être la chose la moins spectaculaire à dire.
Mais l’une des plus importantes.
La plupart des auteurs ne publient pas leur premier livre un lundi pour disposer de milliers de lecteurs le vendredi.
Une visibilité se construit.
Une communauté se construit.
Une réputation se construit.
Et parfois, un livre commence réellement à trouver son public plusieurs mois après sa publication.
Ne confondez donc pas un lancement discret avec un échec définitif.
Continuez à tester.
Continuez à rencontrer des lecteurs.
Continuez à parler de votre univers.
Et si vous publiez plusieurs ouvrages, chaque nouveau livre pourra également aider les précédents à être découverts.
Il n’existe pas une seule bonne façon de faire connaître un livre
Certains auteurs développent une communauté importante sur les réseaux sociaux.
D’autres vendent énormément lors de rencontres et de salons.
Certains travaillent beaucoup avec l’influence littéraire.
D’autres s’appuient sur un sujet de niche, la presse, leur réseau professionnel ou leur site.
Certains investissent dans la publicité.
D’autres presque pas.
La question n’est donc pas :
« Quelle technique fait vendre des livres ? »
Mais plutôt :
« Comment mon livre peut-il rencontrer les lecteurs auxquels il est destiné ? »
C’est toute la différence entre multiplier les actions de communication et construire une véritable stratégie.
Vous n’avez pas besoin d’être partout.
Vous n’avez pas besoin de tout faire.
Et vous n’avez certainement pas besoin de devenir quelqu’un que vous n’êtes pas pour promouvoir votre livre.
Vous avez besoin de comprendre votre projet, votre lectorat et les moyens dont vous disposez.
Puis de créer, progressivement, des occasions de rencontre entre votre livre et ses lecteurs.
Besoin d’aide pour faire connaître votre livre ?
Construire une stratégie de communication ne consiste pas à appliquer la même recette à tous les auteurs.
Genre, lectorat, objectifs, budget, parcours et personnalité doivent être pris en compte.
Fanny Cairon accompagne les auteurs indépendants dans la communication et la visibilité de leurs livres, de la stratégie aux contenus, en passant par la vidéo, les réseaux sociaux, la publicité, l’optimisation Amazon ou encore l’influence littéraire.
L’objectif n’est jamais de promettre un succès impossible à garantir, mais de construire une communication professionnelle, cohérente et adaptée à chaque projet.
Parce qu’être indépendant ne signifie pas devoir tout faire seul.
Découvrir notre accompagnement pour les auteurs indépendants : fannycairon.com