Fixer le prix de son livre : comment déterminer le bon prix ?

À combien vendre son livre ?

10 € ? 15 € ? 20 € ? Davantage ?

Lorsqu’on autoédite son premier ouvrage, fixer son prix peut sembler presque arbitraire. On regarde quelques livres similaires, on calcule vaguement ce que coûte l’impression et on finit par choisir un montant qui « semble correct ».

Pourtant, le prix d’un livre ne devrait jamais être choisi au hasard.

Il doit permettre de trouver un équilibre entre plusieurs éléments : le coût de fabrication, la rémunération de l’auteur, les éventuels intermédiaires, le prix pratiqué pour des livres comparables et, surtout, ce qu’un lecteur est prêt à payer pour ce type d’ouvrage.

Un prix trop bas peut rendre votre livre difficilement rentable et parfois dévaloriser sa perception.

Un prix trop élevé peut freiner l’achat, même si votre marge par exemplaire semble intéressante.

Alors, comment fixer le prix d’un livre autoédité ?

Il faut commencer par comprendre tout ce qui se cache derrière ce chiffre.

Les réponses à vos questions

01

Il n’existe pas de prix idéal pour tous les livres

Un roman de 250 pages, un album jeunesse illustré en couleur, un recueil de poésie de 80 pages et un guide pratique de 500 pages ne peuvent pas être tarifés selon la même logique.

Le bon prix dépend notamment :

  • du genre du livre ;
  • de son format ;
  • de son nombre de pages ;
  • de son type d’impression ;
  • de son coût de fabrication ;
  • de sa version, papier ou numérique ;
  • de son positionnement ;
  • de son lectorat ;
  • de ses circuits de vente ;
  • des prix pratiqués pour des ouvrages comparables.

La première erreur serait donc de chercher sur Internet :

« Quel est le bon prix pour un livre autoédité ? »

Il n’existe pas de réponse universelle.

Il existe en revanche une méthode pour déterminer un prix cohérent.

02

Commencez par regarder les livres comparables

Avant de sortir votre calculatrice, regardez le marché.

Cherchez des ouvrages réellement comparables au vôtre.

Si vous publiez une romance contemporaine de 350 pages, observez les prix des romances contemporaines de format et de longueur similaires.

Si vous publiez un album jeunesse illustré de 32 pages, comparez-le avec des albums équivalents.

Si vous publiez un guide professionnel très spécialisé, regardez les ouvrages qui s’adressent au même public.

Ne comparez pas uniquement votre livre avec d’autres livres autoédités.

Votre lecteur, lui, ne raisonne pas forcément ainsi.

Lorsqu’il hésite entre plusieurs romans, il peut parfaitement comparer votre ouvrage autoédité à celui publié par une grande maison d’édition.

Votre livre évolue sur le même marché.

03

Le prix participe au positionnement du livre

Le prix n’est pas uniquement une donnée comptable.

Il envoie également un signal au lecteur.

Un prix extrêmement bas peut donner l’impression d’une bonne affaire.

Mais il peut aussi, dans certains contextes, créer une perception de moindre valeur.

À l’inverse, un prix élevé peut sembler cohérent pour un beau livre, un ouvrage très spécialisé ou une édition particulièrement soignée, mais excessif pour un petit roman broché comparable à des dizaines d’autres titres moins chers.

Le prix doit donc être cohérent avec :

  • la couverture ;
  • le format ;
  • la qualité de fabrication ;
  • le nombre de pages ;
  • le contenu ;
  • le public ;
  • le positionnement général du livre.

Le lecteur ne juge jamais le prix indépendamment du produit qu’il a devant lui.

04

Calculez votre coût de fabrication

Pour un livre papier, c’est évidemment une donnée essentielle.

Si vous utilisez l’impression à la demande, votre prestataire calcule généralement un coût d’impression en fonction des caractéristiques du livre.

Celui-ci peut notamment dépendre :

  • du nombre de pages ;
  • du noir et blanc ou de la couleur ;
  • du papier ;
  • du format ;
  • du type de reliure ;
  • du prestataire utilisé.

Si vous faites réaliser un tirage chez un imprimeur, le coût unitaire dépend également du nombre d’exemplaires commandés.

Imaginons que votre livre vous coûte 4 € à fabriquer.

Cela ne signifie absolument pas que vous pouvez le vendre 6 € et gagner 2 €.

Car entre le prix payé par le lecteur et ce que vous percevez réellement, d’autres acteurs peuvent intervenir.

05

Prix de vente et rémunération de l’auteur : ce n’est pas la même chose

C’est une distinction fondamentale.

Si votre livre est vendu 18 €, vous ne gagnez pas nécessairement 18 € moins son coût d’impression.

Tout dépend de la manière dont il est vendu.

Vente directe

Vous achetez ou faites imprimer votre exemplaire puis vous le vendez directement à un lecteur lors d’un salon, d’une dédicace ou par vos propres moyens.

Dans ce cas, votre marge brute correspond essentiellement à la différence entre le prix de vente et vos différents coûts.

Vente par une plateforme

La plateforme applique son propre système de rémunération ou de redevance.

Votre rémunération est donc calculée selon ses règles.

Vente par l’intermédiaire d’un libraire

Une partie du prix doit permettre de rémunérer le libraire et, selon le circuit utilisé, d’autres intermédiaires peuvent également intervenir.

Un même prix public peut donc produire des rémunérations très différentes selon le canal de vente.

C’est pourquoi le prix doit être réfléchi en même temps que la stratégie de distribution.

Comment fonctionne le calcul sur Amazon KDP ?

Prenons le cas de KDP, puisqu’il concerne de nombreux auteurs indépendants.

Pour les livres papier vendus sur Amazon, la rémunération n’est pas simplement égale au prix du livre moins son impression.

KDP applique un taux de redevance, puis déduit le coût d’impression.

Le principe est :

(taux de redevance × prix catalogue) – coût d’impression = redevance auteur

Sur Amazon.fr, pour un livre broché, le taux est actuellement de :

  • 50 % lorsque le prix catalogue est inférieur ou égal à 9,98 € ;
  • 60 % à partir de 9,99 €.

Prenons un exemple fictif.

Votre livre possède un prix catalogue de 15 € et son coût d’impression est de 4 €.

Avec un taux de 60 % :

15 € × 60 % = 9 €

9 € – 4 € = 5 € de redevance.

Cet exemple permet de comprendre pourquoi il ne faut jamais raisonner uniquement en disant :

« Mon livre coûte 4 € à imprimer et je le vends 15 €, donc je gagne 11 €. »

Ce n’est pas ainsi que fonctionne une vente réalisée par l’intermédiaire d’une plateforme.

Les seuils, coûts et conditions pouvant évoluer, vérifiez toujours les données actuelles de votre prestataire avant de fixer définitivement votre prix.

06

Attention au seuil de 9,99 € sur KDP

C’est un point particulièrement important aujourd’hui.

Sur Amazon.fr, KDP applique actuellement un taux de redevance de 50 % jusqu’à 9,98 € et de 60 % à partir de 9,99 € pour les ventes standard de livres brochés.

Cela signifie qu’un écart d’un centime peut modifier le taux utilisé dans le calcul de la redevance.

Fixer un livre à 9,98 € plutôt qu’à 9,99 € sans connaître cette règle peut donc avoir un impact important sur votre rémunération.

Cela ne signifie évidemment pas que tous les livres doivent être vendus 9,99 € ou davantage.

Cela signifie simplement que les règles de rémunération de la plateforme doivent faire partie de votre calcul.

07

Le prix minimum proposé par une plateforme n’est pas un prix conseillé

Sur certaines plateformes d’impression à la demande, vous ne pouvez pas descendre sous un certain prix.

Pourquoi ?

Parce que la vente doit au minimum permettre de couvrir les coûts associés à la fabrication et au modèle économique de la plateforme.

Sur KDP, par exemple, le prix catalogue minimum d’un livre papier est calculé à partir de son coût d’impression et du taux de redevance applicable.

Mais attention :

prix minimum autorisé ne signifie pas prix recommandé.

Si KDP vous autorise à vendre techniquement votre roman 8,72 €, cela ne signifie pas que 8,72 € constitue le bon prix commercial.

Le prix doit également être cohérent avec votre marché et avec la rémunération que vous souhaitez obtenir.

08

Combien doit gagner un auteur sur chaque livre ?

Il n’existe pas davantage de réponse universelle.

Chercher absolument à maximiser la marge par exemplaire peut conduire à fixer un prix tellement élevé que les ventes deviennent plus difficiles.

À l’inverse, réduire le prix au maximum pour essayer de vendre davantage peut conduire à travailler pour une rémunération dérisoire.

Le raisonnement doit porter sur l’équilibre global.

Imaginons deux scénarios fictifs :

  • 100 livres vendus avec une marge de 6 € : 600 € ;
  • 150 livres vendus avec une marge de 3 € : 450 €.

Une marge plus faible n’est donc pas automatiquement compensée par davantage de ventes.

Et surtout, personne ne peut prévoir précisément combien d’exemplaires supplémentaires seront vendus simplement parce qu’un livre coûte 2 € de moins.

Évitez donc les raisonnements du type :

« Je vais le vendre très peu cher pour en vendre beaucoup. »

Le prix n’est qu’un facteur parmi de nombreux autres dans la décision d’achat.

09

Faut-il vendre moins cher parce qu’on est autoédité ?

Non.

L’autoédition n’est pas une catégorie de qualité.

Un livre autoédité peut avoir bénéficié :

  • d’une correction professionnelle ;
  • d’une couverture réalisée par un graphiste ;
  • d’une mise en page professionnelle ;
  • d’une impression de qualité ;
  • d’un véritable travail éditorial.

Il n’existe aucune raison de considérer automatiquement qu’il doit être vendu moins cher qu’un livre publié par une maison d’édition.

Le lecteur achète un livre.

Il ne devrait pas avoir à financer les complexes éventuels de son auteur sur son mode de publication.

Votre prix doit être cohérent avec le livre et son marché, pas avec l’idée qu’un auteur indépendant devrait demander moins.

10

À l’inverse, le coût de l’autoédition ne justifie pas n’importe quel prix

C’est l’autre piège.

Vous avez peut-être investi dans :

  • une correction ;
  • une couverture ;
  • une mise en page ;
  • un site ;
  • de la publicité ;
  • une impression.

Il peut être tentant de vouloir récupérer cet investissement en augmentant fortement le prix du livre.

Mais le lecteur ne calcule pas votre prix en fonction de vos dépenses.

Il le compare avec la valeur qu’il attribue au livre et les autres ouvrages disponibles.

Si tous les romans comparables au vôtre sont vendus autour de 15 à 20 €, vendre le vôtre 32 € simplement parce que votre publication vous a coûté cher risque d’être difficile à justifier commercialement.

Vos investissements doivent faire partie de votre modèle économique.

Ils ne déterminent pas seuls le prix acceptable pour le lecteur.

11

Pensez au nombre de pages… sans faire un prix au kilo

Un livre de 600 pages coûte généralement plus cher à fabriquer qu’un livre de 180 pages.

Il est donc logique que la longueur puisse influencer le prix.

Mais le nombre de pages ne détermine pas à lui seul la valeur d’un ouvrage.

Un court essai extrêmement spécialisé peut être vendu plus cher qu’un long roman.

Un album jeunesse possède peu de pages mais peut être coûteux à fabriquer en raison de la couleur et du format.

Un recueil de poésie peut être court tout en faisant l’objet d’une édition particulièrement travaillée.

Le nombre de pages est donc un élément du calcul, pas une formule tarifaire.

12

Quel prix pour un ebook ?

La logique est différente.

Un ebook n’a pas de coût d’impression physique.

Mais cela ne signifie pas qu’il doit être presque gratuit.

Le lecteur achète toujours :

  • un texte ;
  • un travail éditorial ;
  • une œuvre ;
  • une expertise éventuelle ;
  • une expérience de lecture.

Le prix de l’ebook doit donc être pensé en fonction de son marché, de son genre et de votre stratégie.

Sur Amazon KDP, deux formules de redevance existent actuellement pour les ebooks : 35 % et 70 %, avec des conditions différentes d’éligibilité, de prix, de territoire et éventuellement de frais de livraison numérique.

Là encore, le prix choisi influence donc directement le mode de rémunération.

Ne fixez pas votre prix numérique uniquement parce que « les ebooks doivent être moins chers ».

Regardez ce que font réellement les ouvrages comparables.

13

L’ebook à 0,99 € est-il une bonne stratégie ?

Parfois.

Mais certainement pas automatiquement.

Un prix très bas peut être utilisé ponctuellement dans une stratégie particulière : lancement, promotion, premier tome d’une série, acquisition de nouveaux lecteurs…

Mais mettre systématiquement son ebook à 0,99 € parce qu’on est inconnu n’est pas une règle de l’autoédition.

Un prix extrêmement faible peut augmenter l’accessibilité.

Il peut également réduire considérablement la rémunération par vente et modifier la perception du livre.

La bonne question est donc :

pourquoi ce prix ?

Si vous avez une réponse stratégique précise, très bien.

Si la seule réponse est « parce que j’ai peur que personne ne l’achète plus cher », il mérite probablement d’être reconsidéré.

14

Le prix du papier et celui de l’ebook doivent-ils être liés ?

Ils doivent être cohérents, mais ils ne suivent pas nécessairement une proportion fixe.

Le papier possède des coûts de fabrication et de logistique que l’ebook n’a pas.

Il est donc logique que la version numérique soit généralement moins chère.

Mais cela ne signifie pas qu’un ebook doit coûter exactement la moitié du papier ou respecter une quelconque formule universelle.

Regardez plutôt :

  • les habitudes de votre genre ;
  • le prix du papier ;
  • les ouvrages concurrents ;
  • votre stratégie numérique ;
  • les conditions des plateformes utilisées.

Le lecteur doit simplement pouvoir comprendre la différence de prix entre les formats.

15

Et si je vends mon livre moi-même ?

La vente directe peut offrir une marge plus importante.

Supposons que vous fassiez imprimer votre livre pour 4 € et que vous le vendiez directement 18 € lors d’un salon.

La différence brute est de 14 €.

Mais attention : 14 € ne constituent pas nécessairement votre bénéfice net.

Vous pouvez avoir d’autres coûts :

  • transport ;
  • emplacement sur le salon ;
  • hébergement ;
  • emballage ;
  • terminal de paiement ;
  • frais bancaires ;
  • expédition ;
  • communication ;
  • cotisations et fiscalité selon votre situation.

Il est donc utile de distinguer :

la marge sur un exemplaire

et

la rentabilité réelle de votre activité autour du livre.

16

Pensez aux libraires dès la fixation du prix

Si vous envisagez de vendre votre livre par l’intermédiaire de librairies, votre prix doit permettre à la chaîne de fonctionner.

Un libraire ne revend pas votre livre bénévolement.

Une remise commerciale doit pouvoir être intégrée au modèle.

Si votre livre coûte 8 € à fabriquer et que vous le vendez 12 €, la marge disponible devient rapidement insuffisante pour rémunérer correctement les différents acteurs.

C’est pourquoi un prix qui fonctionne parfaitement en vente directe peut être incompatible avec une distribution plus large.

Réfléchissez à vos circuits de vente avant de fixer votre prix, pas après.

17

Le prix d’un livre peut-il changer après sa publication ?

Oui, un prix peut évoluer.

Vous pouvez décider de le modifier si :

  • vos coûts de fabrication changent ;
  • votre stratégie évolue ;
  • vous changez de solution d’impression ;
  • le positionnement du livre est ajusté ;
  • vous constatez que le prix initial était mal calibré.

Une modification de prix seule ne nécessite pas de nouvel ISBN.

En revanche, en France, la commercialisation du livre s’inscrit dans le cadre de la réglementation sur le prix du livre : le prix public est fixé par l’éditeur et les détaillants ne disposent pas d’une liberté totale pour le modifier.

Pour un auteur autoédité qui assume lui-même le rôle d’éditeur, fixer le prix n’est donc pas seulement une décision prise dans l’interface d’une plateforme.

18

Faut-il choisir un prix psychologique ?

9,99 €, 14,90 €, 19,95 €…

Les prix dits psychologiques sont omniprésents dans le commerce.

Dans le livre, ils peuvent être utilisés, mais ils ne constituent pas une obligation.

Observez simplement les usages de votre marché.

Selon le type d’ouvrage, un prix rond comme 15 € ou 20 € peut paraître parfaitement naturel.

Dans d’autres contextes, 14,90 € ou 19,90 € sera plus courant.

Ne perdez pas des heures à déterminer si 16,90 € convertira davantage que 17 €.

La cohérence générale du prix est infiniment plus importante que dix centimes d’écart.

19

Comment savoir si son prix est trop élevé ?

Posez-vous une question très simple :

si je découvrais ce livre sans connaître son auteur, ce prix me semblerait-il cohérent ?

Puis comparez-le à une dizaine de livres réellement similaires.

Regardez :

  • leur format ;
  • leur nombre de pages ;
  • leur couverture ;
  • leur édition ;
  • leur genre ;
  • leur prix.

Si votre roman broché de 250 pages est vendu 27 € alors que la majorité des romans comparables se situent beaucoup plus bas, vous devez être capable d’expliquer ce qui justifie cet écart.

Un prix supérieur n’est pas nécessairement mauvais.

Mais il doit correspondre à une proposition perçue comme supérieure ou différente.

20

Comment savoir si son prix est trop bas ?

Faites le calcul inverse.

Après :

  • fabrication ;
  • commission de la plateforme ;
  • éventuelle remise libraire ;
  • frais associés ;

que vous reste-t-il ?

Si chaque vente vous rapporte quelques dizaines de centimes alors que vous auriez pu fixer un prix parfaitement acceptable quelques euros plus haut, votre prix est probablement mal construit.

Regardez également le marché.

Si tous les ouvrages comparables sont vendus entre 15 et 18 € et que le vôtre est proposé à 7 €, demandez-vous ce que ce prix raconte involontairement au lecteur.

Être moins cher n’est pas toujours être plus attractif.

21

Une méthode simple pour fixer le prix de son livre

Vous pouvez procéder en cinq étapes.

1. Étudiez votre marché

Sélectionnez une dizaine de livres réellement comparables et notez leurs prix.

2. Calculez votre coût de fabrication

Faites-le pour chacun de vos principaux circuits si nécessaire.

3. Calculez votre rémunération réelle

Ne vous contentez pas du prix public. Regardez ce qu’il vous reste après impression, commissions et intermédiaires.

4. Vérifiez vos différents canaux de vente

Amazon, vente directe, librairie, salons…

Votre prix doit rester viable dans les circuits que vous comptez réellement utiliser.

5. Vérifiez la cohérence du prix pour le lecteur

Votre livre doit pouvoir être placé à côté d’ouvrages similaires sans que son prix paraisse incompréhensible.

Vous obtenez alors une zone de prix cohérente.

Il ne reste plus à trouver le meilleur équilibre à l’intérieur de cette zone.

22

Les erreurs les plus fréquentes lorsqu’on fixe le prix de son livre

Quelques erreurs reviennent particulièrement souvent :

  • copier le prix d’un autre auteur sans faire ses propres calculs ;
  • se baser uniquement sur le nombre de pages ;
  • choisir le prix minimum autorisé par une plateforme ;
  • confondre prix de vente et rémunération ;
  • oublier le coût d’impression ;
  • ignorer les commissions et intermédiaires ;
  • ne pas anticiper une éventuelle vente en librairie ;
  • vendre très peu cher simplement parce qu’on est autoédité ;
  • fixer au contraire un prix très élevé pour essayer de récupérer rapidement son investissement ;
  • oublier de comparer les ouvrages concurrents ;
  • choisir un prix d’ebook arbitrairement ;
  • ne jamais recalculer sa marge lorsque les coûts d’impression évoluent.

Un bon prix est rarement celui que l’on choisit en trente secondes à la fin du formulaire de publication.

23

Le bon prix se situe à la rencontre de trois réalités

Pour fixer le prix d’un livre autoédité, trois éléments doivent finalement se rencontrer.

Votre livre

Combien coûte-t-il à fabriquer ? Quel est son format ? Sa qualité ? Son positionnement ?

Votre marché

À quels prix sont vendus les ouvrages auxquels vos lecteurs vont naturellement le comparer ?

Votre modèle économique

Comment allez-vous le vendre et combien percevrez-vous réellement sur chaque vente ?

Si vous ne regardez que le premier, vous risquez de choisir un prix déconnecté du marché.

Si vous ne regardez que le deuxième, vous pouvez vendre sans marge suffisante.

Si vous ne regardez que le troisième, vous pouvez chercher une rentabilité que le lecteur n’est pas prêt à financer.

Le bon prix est celui qui reste cohérent pour les trois.

Et comme souvent en autoédition, il ne s’agit pas de trouver une formule magique.

Il s’agit de comprendre les mécanismes suffisamment bien pour prendre une décision éclairée.

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Les informations chiffrées relatives à KDP ont été vérifiées sur l’aide officielle Amazon : le taux actuel pour les livres papier sur Amazon.fr est bien de 50 % jusqu’à 9,98 € et 60 % à partir de 9,99 €, avant déduction des coûts d’impression.

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