Comment autoéditer un livre ? Le guide complet

Vous avez terminé votre manuscrit. Ou presque.

Après des mois, parfois des années d’écriture, une nouvelle étape commence : transformer ce texte en un véritable livre et le mettre entre les mains de ses lecteurs.

C’est souvent à ce moment-là que les questions se multiplient.

Faut-il faire corriger son manuscrit ? Comment créer la couverture ? Quel format choisir ? Faut-il un ISBN ? Comment et où publier son livre ? Combien cela coûte-t-il ? À quel prix vendre son livre ? Et surtout : dans quel ordre faut-il faire tout cela ?

L’autoédition offre aujourd’hui aux auteurs une formidable liberté. Elle permet de publier son livre sans passer par une maison d’édition, de conserver la maîtrise de son projet et de décider de la manière dont son ouvrage sera publié.

Mais cette liberté implique aussi de prendre soi-même de nombreuses décisions.

Autoéditer un livre ne consiste pas simplement à déposer un fichier sur Amazon. Entre le manuscrit et le livre publié se succèdent plusieurs étapes éditoriales, graphiques, techniques, administratives et commerciales.

Dans ce guide, nous allons les reprendre une par une, dans l’ordre, afin de vous donner une vision claire de tout le parcours qui vous attend.

Les réponses à vos questions

01

Qu’est-ce que l’autoédition ?​

Autoéditer un livre signifie que l’auteur prend lui-même en charge la publication de son ouvrage, au lieu de confier cette responsabilité à une maison d’édition. Dans l’édition traditionnelle, la maison d’édition sélectionne le manuscrit, finance sa publication, organise notamment sa correction, sa fabrication, sa diffusion et sa commercialisation, selon les termes du contrat conclu avec l’auteur. En autoédition, c’est l’auteur qui pilote son projet. Il choisit notamment :
  • quand publier son livre ;
  • sous quel format ;
  • à quel prix ;
  • quelle couverture utiliser ;
  • quels professionnels solliciter ;
  • où vendre son ouvrage ;
  • comment le promouvoir.
Cette liberté est l’un des grands avantages de l’autoédition. Mais elle s’accompagne d’une responsabilité : les choix traditionnellement effectués par une maison d’édition reviennent désormais à l’auteur.

Autoédité ne signifie pas forcément « tout faire soi-même »

C’est probablement l’une des confusions les plus fréquentes autour de l’autoédition. Être indépendant ne signifie pas nécessairement corriger soi-même son roman, réaliser sa couverture, apprendre la mise en page, maîtriser les plateformes de publication et devenir spécialiste de la communication. Un auteur peut parfaitement confier certaines étapes à des professionnels tout en restant autoédité. Il reste alors maître de son livre et de ses décisions, mais choisit de s’entourer pour les domaines qu’il ne maîtrise pas, qu’il ne souhaite pas apprendre ou auxquels il ne veut simplement pas consacrer son temps. Il existe donc autant de façons de s’autoéditer que d’auteurs : certains réalisent presque tout eux-mêmes, d’autres délèguent une ou deux étapes et certains choisissent d’être accompagnés sur l’ensemble de leur publication.
02

Finaliser son manuscrit avant de penser à sa publication

Lorsque l’on vient de terminer un livre, la tentation peut être grande de passer immédiatement à la couverture, à Amazon ou à l’annonce de sa date de sortie.

Pourtant, le premier travail commence encore sur le manuscrit.

Terminer l’écriture d’un premier jet ne signifie pas nécessairement que le texte est prêt à être publié.

Prendre de la distance

Après avoir passé des mois plongé dans son histoire, il devient difficile de la regarder avec suffisamment de recul.

Une période sans toucher au manuscrit peut permettre de revenir dessus avec un regard différent et de repérer plus facilement :

  • certaines incohérences ;
  • des longueurs ;
  • des passages trop rapides ;
  • des répétitions ;
  • des personnages ou des idées insuffisamment développés ;
  • des problèmes de rythme.

La durée nécessaire dépend évidemment du projet et de l’auteur. L’important est surtout de parvenir à relire son texte comme un livre et plus seulement comme le manuscrit que l’on vient d’écrire.

Faire lire son manuscrit

C’est également le moment où les bêta-lecteurs peuvent devenir précieux.

Leur rôle n’est pas de corriger toutes les fautes du manuscrit. Ils apportent avant tout un regard de lecteur.

Ont-ils compris l’histoire ? Ont-ils décroché à certains endroits ? Un personnage leur semble-t-il crédible ? Certaines informations manquent-elles ? Ont-ils deviné un rebondissement beaucoup trop tôt ?

Les retours ne doivent évidemment pas être appliqués aveuglément. Mais lorsque plusieurs lecteurs soulèvent le même problème, il mérite généralement que l’auteur s’y intéresse.

Une fois ces premières relectures et réécritures terminées, le manuscrit peut entrer dans une phase beaucoup plus technique : la préparation à la publication.

03

Faire corriger son livre

Un bon livre peut perdre énormément en crédibilité lorsqu’il contient de nombreuses fautes.

Orthographe, grammaire, conjugaison, syntaxe, typographie, ponctuation, répétitions, maladresses… La correction est donc l’une des étapes essentielles avant la publication.

Pourquoi est-il si difficile de corriger son propre livre ?

Parce que vous connaissez votre texte.

Votre cerveau sait ce que vous avez voulu écrire et peut donc lire ce qu’il s’attend à voir, plutôt que ce qui se trouve réellement sur la page.

Même un auteur ayant une excellente maîtrise du français peut ainsi laisser passer des erreurs dans son propre manuscrit.

Plusieurs relectures restent évidemment indispensables. Certains outils peuvent également constituer une aide précieuse. Mais ils ne remplacent pas toujours un véritable regard extérieur.

Toutes les corrections ne sont pas identiques

Selon l’état du manuscrit et la prestation choisie, le travail peut notamment porter sur :

  • l’orthographe ;
  • la grammaire ;
  • la conjugaison ;
  • la syntaxe ;
  • la ponctuation ;
  • la typographie ;
  • les répétitions ;
  • certaines incohérences ;
  • la fluidité ou le sens de certaines phrases.

Il est donc important de savoir ce qui est réellement inclus dans une prestation de correction avant de comparer uniquement les tarifs.

04

Créer une couverture professionnelle

On répète souvent qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture.

Dans la réalité, le lecteur le fait pourtant en quelques secondes.

Sur une table de librairie comme sur une page Amazon où plusieurs couvertures apparaissent sous forme de petites vignettes, la couverture constitue le premier contact avec le livre.

Elle doit attirer l’attention, mais surtout transmettre les bons signaux.

Un thriller, une romance contemporaine, un essai historique ou un livre jeunesse ne répondent pas aux mêmes codes graphiques. Une couverture peut être très belle et pourtant mal correspondre à son lectorat.

Une couverture n’est pas seulement une image

Pour un livre papier, il faut généralement penser l’ensemble :

première de couverture + dos + quatrième de couverture.

La conception doit également tenir compte des caractéristiques techniques du livre : dimensions, nombre de pages, type de papier, fond perdu, emplacement du code-barres, contraintes imposées par l’imprimeur ou la plateforme choisie…

C’est notamment pour cette raison qu’une couverture réalisée avant même de connaître le format définitif du livre devra souvent être adaptée ensuite.

Peut-on créer sa couverture soi-même ?

Oui.

Des outils accessibles permettent aujourd’hui de réaliser des créations de très bonne qualité. L’intelligence artificielle offre également de nouvelles possibilités.

Mais disposer d’un outil ne garantit pas le résultat.

Typographie, hiérarchie des informations, composition, lisibilité, cohérence avec le genre littéraire et préparation du fichier d’impression restent de véritables compétences.

L’objectif n’est donc pas nécessairement d’avoir la couverture la plus spectaculaire, mais une couverture professionnelle, lisible et cohérente avec le livre que vous souhaitez vendre.

05

Choisir le format et réaliser la mise en page

Votre manuscrit Word n’est pas encore votre livre.

Avant son impression, le texte doit être mis en page dans le format choisi.

Quel format choisir ?

Il n’existe pas un format idéal pour tous les ouvrages.

Un roman, un recueil de poésie, un essai, un album jeunesse ou un beau livre n’auront pas nécessairement les mêmes dimensions.

Le choix du format influence également :

  • le nombre de pages ;
  • l’épaisseur du livre ;
  • son coût d’impression ;
  • son prix de vente potentiel ;
  • son confort de lecture ;
  • son apparence générale.

Il vaut donc mieux choisir le format avant de finaliser la mise en page et la couverture.

Une bonne mise en page sait se faire oublier

Le lecteur ne doit pas avoir à réfléchir à la taille des marges ou à l’espacement des paragraphes.

Mais il remarque très vite une page trop chargée, une police difficile à lire, des marges minuscules, des numéros de page mal placés ou des chapitres qui commencent de manière incohérente.

Une mise en page professionnelle travaille notamment sur la typographie, les marges, les retraits, les interlignes, les titres, les débuts de chapitres, les pages liminaires et la pagination.

L’objectif reste toujours le même : rendre la lecture confortable et donner au texte l’écrin qu’il mérite.

Et l’ebook ?

Le fichier numérique ne doit pas être considéré comme une simple copie du PDF destiné à l’impression.

Un ebook est généralement conçu pour s’adapter à la taille de l’écran et aux réglages choisis par le lecteur. Sa préparation répond donc à des contraintes différentes.

Tous les auteurs n’ont pas nécessairement besoin de proposer une version numérique, mais la question mérite d’être posée en fonction du type de livre et du lectorat visé.

06

ISBN, dépôt légal et mentions obligatoires : comprendre les démarches

C’est souvent la partie qui inquiète le plus les nouveaux auteurs.

Pourtant, une fois les différentes notions séparées, les démarches deviennent beaucoup plus compréhensibles.

L’ISBN

L’ISBN est un numéro international qui permet d’identifier précisément une édition d’un livre.

En France, les ISBN sont attribués par l’AFNIL. Un même numéro ne doit pas être réutilisé pour plusieurs formats ou pour une nouvelle édition comportant des modifications importantes.

Sur Amazon KDP, un ISBN est requis pour publier un livre broché ou relié. KDP peut actuellement fournir gratuitement un ISBN pour ces formats. Cet ISBN est cependant lié à la publication via KDP. Les ebooks Kindle, eux, n’ont pas besoin d’ISBN pour être publiés sur la plateforme.

Le dépôt légal

Autre confusion fréquente : ISBN et dépôt légal sont deux choses différentes.

En France, l’autoédition et l’impression à la demande sont soumises au dépôt légal dès lors que l’ouvrage entre dans son champ d’application.

Pour un livre imprimé, le dépôt se fait auprès de la Bibliothèque nationale de France. Un exemplaire de l’ouvrage doit actuellement être adressé à la BnF avec la déclaration correspondante.

Le dépôt légal n’est ni une autorisation de publier ni un système destiné à protéger le droit d’auteur.

Les mentions à prévoir dans le livre

Un ouvrage soumis au dépôt légal doit également comporter certaines informations.

Selon les cas, il peut notamment être nécessaire de faire apparaître :

  • l’identité de l’éditeur ;
  • les informations relatives à l’imprimeur ;
  • l’ISBN ;
  • le prix ;
  • la mention du dépôt légal ;
  • la date d’impression ou la mention relative à l’impression à la demande.

Ces démarches méritent d’être préparées avant l’impression définitive du livre, afin d’éviter d’avoir à modifier les fichiers au dernier moment.

07

Choisir comment publier son livre

Autoédition ne signifie pas Amazon.

Amazon KDP est aujourd’hui l’une des solutions les plus connues, mais ce n’est qu’une possibilité parmi d’autres.

Avant de choisir, posez-vous quelques questions :

Où souhaitez-vous vendre votre livre ?
Principalement sur Amazon ? Sur plusieurs boutiques en ligne ? Directement ? En salon ? En librairie ?

Souhaitez-vous constituer un stock ?

Voulez-vous gérer vous-même les expéditions ?

Quelle diffusion recherchez-vous ?

Quel budget pouvez-vous consacrer à l’impression ?

Ces réponses permettent déjà d’écarter certaines solutions.

L’impression à la demande

Le principe est simple : un exemplaire est imprimé lorsqu’une commande est passée.

Avec KDP, par exemple, Amazon imprime le livre à la demande et déduit le coût d’impression de la redevance de l’auteur. Celui-ci n’a donc pas à financer un stock initial pour les exemplaires vendus de cette manière.

C’est particulièrement intéressant pour débuter : inutile de commander 500 exemplaires d’un premier roman sans savoir combien seront vendus.

Faire imprimer son propre stock

Une impression en quantité peut cependant devenir intéressante dans d’autres situations : ventes directes, salons, dédicaces, commandes importantes ou recherche d’un coût unitaire inférieur.

En contrepartie, l’auteur doit financer le tirage, stocker les livres et organiser leur vente et éventuellement leur expédition.

Il n’y a donc pas une solution systématiquement meilleure que l’autre.

Le bon modèle est celui qui correspond à votre manière de vendre votre livre.

08

Publier son livre sur Amazon KDP

KDP permet notamment de publier des ebooks ainsi que des livres brochés et reliés.

La plateforme fonctionne avec l’impression à la demande pour les ouvrages papier : lorsqu’un lecteur commande un exemplaire, celui-ci est fabriqué pour répondre à la commande.

La publication passe par plusieurs grandes étapes :

  1. créer ou utiliser son compte KDP ;
  2. renseigner les informations relatives au livre ;
  3. choisir les paramètres d’impression ;
  4. importer le fichier intérieur ;
  5. importer la couverture ;
  6. vérifier le rendu ;
  7. définir les territoires de vente ;
  8. fixer le prix ;
  9. soumettre le livre à la publication.

Mais ne vous précipitez pas.

Les informations renseignées lors de cette étape participent directement à la manière dont votre livre sera présenté et découvert : titre, sous-titre, description, catégories ou encore mots-clés méritent d’être préparés en amont.

Publier est techniquement assez simple. Bien préparer sa publication demande davantage de réflexion.

09

Fixer le prix de son livre

Combien vaut votre livre ?

La question est plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Le prix ne devrait être choisi ni uniquement en fonction du nombre de mois passés à écrire, ni simplement en copiant celui d’un autre auteur.

Il faut notamment prendre en compte :

  • le format ;
  • le nombre de pages ;
  • le coût d’impression ;
  • le genre du livre ;
  • les prix pratiqués pour des ouvrages comparables ;
  • le canal de vente ;
  • la rémunération souhaitée.

Sur KDP, le prix doit également respecter les limites imposées par la plateforme. Pour les livres papier vendus sur Amazon, la rémunération dépend notamment du prix catalogue et du coût d’impression.

Le coût d’impression varie notamment selon le nombre de pages, le format et les caractéristiques d’impression choisies.

Autrement dit, un livre très épais vendu à bas prix peut laisser une rémunération extrêmement faible à son auteur.

Mais l’erreur inverse existe également : fixer un prix très supérieur aux habitudes de son marché peut devenir un frein à l’achat.

Il faut donc rechercher un équilibre entre accessibilité pour le lecteur, cohérence avec le marché et rémunération de l’auteur.

10

Vérifier son livre avant de le lancer

Cette étape mérite presque d’être écrite en lettres capitales :

NE LANCEZ PAS VOTRE LIVRE SANS AVOIR VÉRIFIÉ UN EXEMPLAIRE IMPRIMÉ.

Un PDF peut sembler parfait à l’écran et révéler une fois imprimé :

  • une police trop petite ;
  • des marges inconfortables ;
  • une couverture trop sombre ;
  • un dos mal positionné ;
  • des images de mauvaise qualité ;
  • un problème de pagination ;
  • une coquille qui vous avait échappé vingt fois.

Prenez le livre en main.

Feuilletez-le.

Regardez-le comme si vous veniez de l’acheter.

Vérifiez la première et la quatrième de couverture, le dos, les pages de titre, les mentions légales, les débuts de chapitres, la pagination et quelques pages au hasard.

Faites-le également regarder par une autre personne.

Votre premier exemplaire n’est pas un trophée. C’est encore un outil de travail.

Une fois cette vérification terminée, vous pourrez lancer votre livre avec beaucoup plus de sérénité.

11

Préparer le lancement de son livre

Une erreur fréquente consiste à commencer à réfléchir à la communication le jour où le livre apparaît sur Amazon.

C’est tard.

Vous n’avez évidemment pas besoin de parler de votre roman deux ans avant sa sortie. Mais certaines choses peuvent être préparées en amont :

  • la présentation du livre ;
  • les visuels ;
  • quelques extraits ;
  • des photos ;
  • éventuellement des vidéos ;
  • les réseaux sociaux utilisés ;
  • les premiers contacts avec des chroniqueurs ou créateurs de contenu ;
  • votre page Amazon ;
  • votre calendrier de publication.

Et surtout, une sortie de livre n’est pas une opération de vingt-quatre heures.

Le lancement peut commencer avant la publication et se poursuivre pendant plusieurs semaines.

Il vaut souvent mieux disposer de quelques actions cohérentes et bien préparées que de publier frénétiquement pendant trois jours avant de disparaître pendant six mois.

12

Faire connaître son livre après sa publication

Votre livre est en ligne.

Félicitations.

Mais la mise en vente ne crée pas automatiquement la rencontre avec les lecteurs.

Selon votre livre, votre budget, votre personnalité et votre lectorat, différentes actions peuvent être envisagées.

Les réseaux sociaux

Instagram, Facebook, TikTok ou d’autres plateformes peuvent permettre de construire progressivement une communauté autour de votre univers.

Vous n’avez cependant aucune obligation d’être partout.

L’influence littéraire

Bookstagrammeurs, booktokeurs, blogueurs, chroniqueurs et autres créateurs de contenu peuvent contribuer à faire découvrir un ouvrage à leur communauté.

La sélection des profils et la manière de les contacter comptent énormément.

La publicité

Les campagnes publicitaires peuvent permettre de présenter le livre à une audience beaucoup plus large.

Mais faire de la publicité n’équivaut jamais à acheter des ventes.

Une campagne peut générer de la visibilité, des visites ou des clics ; la décision d’achat dépend ensuite du livre, de sa couverture, de son résumé, de son prix, de ses avis et de nombreux autres facteurs.

La vidéo

Book trailers, teasers, Reels, Shorts ou vidéos publicitaires permettent de présenter l’univers d’un livre autrement qu’avec une simple image.

Les salons, rencontres et dédicaces

Pour certains auteurs et certains ouvrages, le contact direct avec les lecteurs reste particulièrement précieux.

Le site d’auteur

Il peut devenir un espace durable pour présenter ses livres, son univers, son actualité et permettre aux lecteurs de retrouver facilement l’auteur en dehors des plateformes.

Mais encore une fois : vous n’avez pas besoin de tout faire.

Une bonne communication n’est pas celle qui multiplie les actions. C’est celle qui choisit les actions adaptées au livre, à son lectorat et à son auteur.

13

Combien coûte l’autoédition d’un livre ?

Il n’existe pas de tarif unique.

Et il faut se méfier des réponses trop simples à cette question.

Techniquement, certaines plateformes permettent de mettre un livre en vente sans financer un stock initial. KDP, par exemple, fonctionne avec l’impression à la demande et déduit le coût de fabrication des ventes réalisées.

Mais publier sans frais initiaux et produire un livre professionnel sans investissement sont deux questions différentes.

Selon ce que vous savez et souhaitez réaliser vous-même, votre budget peut notamment concerner :

  • la bêta-lecture ou l’accompagnement éditorial ;
  • la correction ;
  • la couverture ;
  • la mise en page ;
  • l’ebook ;
  • l’impression d’exemplaires ;
  • certains services de publication ou de diffusion ;
  • la communication ;
  • la publicité ;
  • la création de contenus ;
  • un site internet.

Un auteur graphiste n’aura évidemment pas les mêmes besoins qu’un auteur qui n’a jamais ouvert un logiciel de création.

De la même manière, quelqu’un disposant de beaucoup de temps pourra apprendre certaines compétences qu’un autre préférera déléguer.

La bonne question n’est donc pas uniquement :

« Combien coûte l’autoédition ? »

Mais plutôt :

« De quoi mon livre a-t-il besoin et quelles étapes suis-je capable ou ai-je envie de réaliser moi-même ? »

14

Que faire soi-même et que déléguer ?

Il n’existe pas de réponse universelle.

Commencez par faire l’inventaire de quatre choses.

Vos compétences

Qu’est-ce que vous maîtrisez réellement ?

Votre temps

Avez-vous envie de passer des dizaines d’heures à apprendre un nouvel outil ?

Votre budget

Quelles sont les étapes sur lesquelles vous pouvez investir ?

Vos priorités

Où souhaitez-vous atteindre un niveau réellement professionnel ?

Vous pouvez très bien réaliser vous-même votre communication et confier la correction et la couverture.

Ou créer votre propre couverture parce que vous êtes graphiste, mais déléguer la mise en page.

Ou encore choisir un accompagnement plus global parce que vous ne souhaitez pas devenir chef de projet éditorial pendant six mois.

Il n’y a pas de « bonne » façon de faire.

Il existe simplement la manière la plus cohérente avec votre projet, vos compétences, votre budget et vos envies.

Et surtout :

Déléguer une partie de son autoédition ne retire rien à son indépendance.

Vous restez l’auteur. Vous restez décisionnaire. Vous choisissez simplement les personnes dont vous souhaitez vous entourer.

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Les erreurs fréquentes lorsqu’on autoédite son premier livre

Certaines erreurs reviennent régulièrement.

Publier trop vite

Terminer son manuscrit donne envie de le voir exister immédiatement. Quelques semaines supplémentaires de préparation peuvent pourtant faire une énorme différence.

Négliger la correction

Un lecteur pardonnera éventuellement une coquille. Beaucoup moins une faute toutes les trois lignes.

Choisir une couverture uniquement parce qu’elle nous plaît

La couverture doit aussi parler aux lecteurs auxquels le livre s’adresse.

Improviser la mise en page

Une mise en page maladroite donne immédiatement une impression amateur, même lorsque le texte est excellent.

Fixer son prix au hasard

Trop bas, il peut réduire fortement votre rémunération. Trop élevé, il peut décourager certains lecteurs.

Ne pas vérifier son exemplaire imprimé

Un classique. Et probablement l’une des erreurs les plus faciles à éviter.

Attendre la publication pour réfléchir à la communication

Une partie du lancement se prépare avant.

Être partout à la fois

Instagram + TikTok + Facebook + YouTube + publicité + influence + salons + newsletter + blog…

Stop.

Choisissez ce que vous pouvez réellement tenir dans la durée.

Croire qu’autoédition signifie solitude

Vous pouvez être indépendant et entouré.

Ce sont deux choses parfaitement compatibles.

Attendre des résultats immédiats

Certains livres trouvent rapidement leurs lecteurs. D’autres construisent leur audience beaucoup plus progressivement.

Il n’existe aucune recette garantissant le succès d’un livre.

En revanche, chaque étape correctement préparée augmente vos chances de présenter aux lecteurs un ouvrage professionnel et convaincant.

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La checklist pour autoéditer son livre

Vous voulez simplement vérifier que vous n’avez rien oublié ?

Voici le parcours dans son ensemble :

  1. Terminer et retravailler le manuscrit.
  2. Prendre du recul et recueillir des avis extérieurs.
  3. Effectuer la correction finale.
  4. Choisir le format du livre.
  5. Créer la couverture.
  6. Réaliser la mise en page du livre papier.
  7. Préparer éventuellement une version ebook.
  8. Obtenir les identifiants nécessaires à la publication choisie.
  9. Préparer les mentions obligatoires et le dépôt légal.
  10. Choisir sa solution d’impression, de publication et de distribution.
  11. Préparer les informations nécessaires à la mise en vente.
  12. Fixer le prix.
  13. Commander et vérifier un exemplaire imprimé.
  14. Effectuer les dernières corrections.
  15. Préparer le lancement.
  16. Publier le livre.
  17. Effectuer le dépôt légal lorsque celui-ci s’applique.
  18. Continuer à faire connaître le livre après sa sortie.

Et surtout : ne considérez pas cette liste comme une course.

Un livre sur lequel vous avez travaillé pendant deux ans mérite rarement que sa publication soit expédiée en quinze jours.

FAQ :

les questions fréquentes sur l’autoédition

Il est possible d’utiliser des solutions qui ne facturent pas de frais initiaux de publication et de réaliser soi-même une grande partie du travail.

Cela ne signifie cependant pas qu’un projet d’autoédition ne génère jamais de dépenses : correction, graphisme, exemplaires imprimés ou communication peuvent notamment représenter un budget selon les choix de l’auteur.

Cela dépend du format et de la solution de publication choisie.

Sur KDP, un ISBN est requis pour les livres brochés et reliés. La plateforme peut fournir gratuitement un ISBN pour ces formats. Les ebooks Kindle n’en nécessitent pas.

Si vous utilisez votre propre ISBN, il doit correspondre précisément à l’édition concernée.

Oui. En France, l’autoédition et l’impression à la demande entrent dans le champ du dépôt légal lorsque l’ouvrage est diffusé au public.

KDP permet de publier sans financer à l’avance l’impression d’un stock pour les livres fabriqués à la demande. Les coûts d’impression sont ensuite pris en compte dans le calcul de la rémunération liée aux ventes. L’inscription est aujourd’hui gratuite. 

D’autres dépenses liées à votre projet peuvent évidemment exister en dehors de la plateforme.

Oui.

Autoédition et Amazon ne sont pas synonymes. Un auteur peut utiliser d’autres prestataires, faire imprimer ses propres exemplaires et développer différents circuits de vente ou de diffusion, selon les conditions des services qu’il choisit.

Cela dépend notamment du prix, du format, du canal de vente, du coût d’impression et des conditions appliquées par le prestataire choisi.

Il n’existe pas de délai standard.

Un manuscrit déjà corrigé et préparé n’aura pas les mêmes besoins qu’un premier jet nécessitant encore un important travail éditorial.

Le plus important n’est pas de publier le plus rapidement possible, mais de ne pas sacrifier une étape essentielle uniquement pour tenir une date arbitraire.

Autoéditer son livre, c’est surtout faire des choix

L’autoédition permet aujourd’hui à un auteur de mener son livre jusqu’à ses lecteurs sans attendre d’être choisi par une maison d’édition.

C’est une liberté considérable.

Mais cette liberté ne signifie pas que tout doit être fait seul, ni que toutes les étapes se valent.

Un manuscrit travaillé, une correction sérieuse, une couverture cohérente, une mise en page professionnelle, une publication correctement préparée et une communication réfléchie participent ensemble à la manière dont votre livre sera perçu.

Vous pouvez apprendre à réaliser certaines de ces étapes. Vous pouvez en déléguer d’autres. Vous pouvez aussi choisir d’être accompagné plus largement.

L’essentiel est de conserver ce qui fait toute la force de l’autoédition : la liberté de décider pour votre livre.

Vous souhaitez être accompagné dans votre projet d’autoédition ?

Fanny Cairon et son équipe accompagnent les auteurs indépendants à différentes étapes de leur parcours : manuscrit, préparation à la publication, création du livre et communication.

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